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Semaine africaine du climat : des panélistes soulignent l’importance des partenariats pour la mise en œuvre des Contributions déterminées au niveau national

Des représentants de tout le continent se sont réunis pour partager leurs expériences de mise en œuvre des Contributions déterminées au niveau national (CDN) lors de la Semaine africaine du climat(le lien est externe) qui s’est achevée à Libreville, le 2 septembre. Ils ont souligné que les partenariats et l’efficacité dans la mesure, la notification et la vérification des émissions de gaz à effet de serre seraient essentiels aux pays africains pour atteindre leurs objectifs.

Ces points de vue ont été développés lors d’une session intitulée, « Permettre un soutien plus rapide et efficace aux Contributions déterminées au niveau national grâce au plaidoyer et aux partenariats ». Elle a été organisée par les partenaires de la Plateforme africaine pour les Contributions déterminées au niveau national notamment la Banque africaine de développement, – qui héberge la Plateforme africaine pour les Contributions déterminées au niveau national(le lien est externe) -, la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique, la Commission de l’Union africaine, le Programme des Nations unies pour le développement et l’Institut mondial de la croissance verte.

La session, animée par l’Agence de développement de l’Union africaine (AUDA-NEPAD), a permis de présenter le travail de la Plateforme africaine pour les Contributions déterminées au niveau national, une structure permettant aux institutions partenaires de tirer parti de leurs avantages comparatifs pour aider les pays africains à réaliser plus rapidement et plus efficacement leurs Contributions déterminées au niveau national.

« Le Gabon est un pays dont le bilan carbone est positif. Le pays s’est engagé à rester neutre en carbone jusqu’en 2050 », a déclaré Lee White, le ministre gabonais des Eaux et Forêts, de la Mer et de l’Environnement.

Il a indiqué que le Gabon a soumis cette année, pour la deuxième fois, ses Contributions déterminées au niveau national en collaboration avec plusieurs partenaires au développement, dont certains sont membres de la plateforme. Il a indiqué que le bois gabonais, un des secteurs économiques clés du pays, ne devrait pas être soumis à un embargo, car il est certifié et produit de manière légale et durable.

M. Lee White est également revenu sur un point soulevé par le président gabonais Ali Bongo Ondimba à l’ouverture de la Semaine africaine du climat. Celui-ci demandait de « laisser l’Afrique prendre les devants » sur les questions climatiques car, le continent a beaucoup à offrir.

Jean-Paul Adams, directeur de la Division technologie, changement climatique et gestion des ressources naturelles à la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique, a déclaré : « Pour être efficaces, les Contributions déterminées au niveau national doivent être intégrées dans les budgets nationaux afin de recevoir des financements publics du trésor national. »

Revenant sur la prochaine Conférence des parties à la Convention cadre des Nations unies sur le changement climatique (COP27) qui se tient en novembre en Égypte, M. Adams a déclaré que les priorités de l’Afrique devraient inclure une transition juste et équitable, le financement et la mobilisation des ressources par le biais d’instruments tels que les échanges de dettes pour le climat.

Le directeur adjoint du Bureau Afrique du Programme des Nations unies pour l’environnement, M. Richard Munang, a déclaré qu’il n’existait pas de modèle unique. Les pays africains devraient plutôt, selon lui, tenir compte de leurs contextes individuels et donner la priorité aux secteurs dans lesquels ils bénéficient d’un avantage comparatif. Il a également souligné l’importance de tirer parti du dividende de la jeunesse en Afrique.

Davinah Milenge, coordinatrice principale de programme au Département du changement climatique de la Banque africaine de développement, a déclaré : « La Banque africaine de développement a créé la Plateforme africaine pour les Contributions déterminées au niveau national afin d’optimiser la puissance des partenariats dans leur mise en œuvre des Contributions déterminées au niveau national de manière efficace, urgente et à grande échelle ».

Elle a souligné que le soutien de la Banque aux Contributions déterminées au niveau national visait à prioriser une approche holistique qui stimule la croissance économique et assure l’inclusion et l’intégration régionale. Elle a cité, l’initiative « Desert to Power », qui permettra de produire 10 gigawatts d’énergie solaire afin de fournir de l’électricité à environ 250 millions de personnes dans 11 pays du Sahel d’ici à 2030.

Des représentants du Kenya, du Nigeria et du Gabon ont fait part de leurs expériences nationales sur la mise en œuvre des Contributions déterminées au niveau national. Ils ont exprimé leurs besoins et leurs priorités. Les institutions partenaires de la Plateforme africaine pour les Contributions déterminées au niveau national ont présenté leurs programmes d’appui aux pays pour la mise en œuvre des CDN.

Les partenaires de la Plateforme africaine pour les Contributions déterminées au niveau national ont annoncé le lanceront d’une publication phare lors de la COP27 portant sur les progrès réalisés dans la mise en œuvre des CDN dans neuf domaines thématiques. Le rapport devrait mettre en évidence les priorités clés avant le bilan mondial des Nations unies sur l’Accord de Paris, prévu pour 2023.

BAD

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