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Koulibaly : « il y a beaucoup de joie de vivre dans l’équipe mais aussi beaucoup de sérieux à l’entraînement »

Ses débuts difficiles avec Chelsea sont loin de le perturber. Kalidou Koulibaly reste zen. Tout en reconnaissant ses problèmes d’adaptation en Premier League, le capitaine des Lions promet de vite rebondir. Sur le Mondial, «KK» veut, avec les Lions, marquer l’histoire en hissant le Sénégal en demi-finales.

Comment se passe la préparation pour les deux amicaux, contre la Bolivie ce samedi, et l’Iran, mardi prochain ?

La préparation se passe très bien. On est arrivés ici lundi avec beaucoup d’enthousiasme, beaucoup de motivation. On sait que certains joueurs manquent de temps de jeu dans leurs clubs. C’est pourquoi c’était important pour ces derniers de venir en sélection pour avoir du temps de jeu, pour pouvoir reprendre un peu de choses positives et après rentrer en club avec un peu plus de capitale confiance. On est tous prêts pour jouer ce match contre la Bolivie et contre l’Iran pour pouvoir emmagasiner de la confiance avant le début de la Coupe du monde.

Finalement, le report par la Caf des deux journées des éliminatoires de la Can 2024 de ce mois, a été une bonne idée, surtout pour les Mondialistes…
En effet, c’est important parce que, comme vous le savez, les styles de jeu sont divers dans le monde. Jouer contre une équipe sud-américaine, asiatique ou européenne, c’est différent. Donc, c’était important d’avoir ces deux matchs amicaux pour bien préparer nos matchs de Coupe du monde. Jouer contre une équipe sud-américaine, c’est jouer contre une équipe très agressive. C’est sûr que ça va nous changer. Contre une équipe asiatique, on n’a pas trop l’habitude, mais on a la chance de jouer l’Iran. Cela nous donnera une idée du Qatar.

Qu’est-ce qu’on recherche dans ce genre de match ?
On cherche à avoir des idées sur les équipes qu’on va rencontrer dans le futur. On essaye de prendre de la confiance avant la Coupe du monde, en décrochant des résultats positifs. Parce que les victoires appellent les victoires. Si on arrive à gagner ces matchs, ce serait très positif avant la Coupe du monde, Inchallah.

On note l’arrivée de nouveaux joueurs dans la Tanière. Comment, en tant que capitaine, gérez-vous en interne ces nouvelles arrivées pour que l’état d’esprit reste le même ?
Il y a une épine dorsale qui est là depuis très longtemps. C’est très important d’avoir des joueurs qui ont l’habitude de jouer ensemble. Cela apporte de la sérénité, de la solidité, de la confiance. Maintenant, après, on essaie d’intégrer les jeunes joueurs qui arrivent. C’est-à-dire leur donner l’état d’esprit, de ce qu’on attend d’eux, de ce que le Sénégal représente pour nous tous, les objectifs qu’on s’est fixés. Le plus important, c’est qu’ils savent qu’ils ont la confiance de tous les Sénégalais. On a une seule Nation dans notre carrière. Donc, quand on a la chance de pouvoir défendre les couleurs de notre pays, on doit le faire correctement. Mais surtout, savoir l’ambition qu’on a, les motivations de cette équipe, pourquoi cette équipe a réussi à gagner cette Coupe d’Afrique. C’est-à-dire un état d’esprit irréprochable. Les joueurs qui arrivent donc doivent avoir cet état d’esprit. On a vu qu’il y a beaucoup de joie de vivre, mais aussi beaucoup de sérieux à l’entraînement. Ils écoutent et sont attentifs, et vraiment c’est très positif. Au Sénégal, il y a beaucoup de talents, et on a besoin de ces talents-là pour pouvoir atteindre nos objectifs. Et c’est bien que tout le monde mette la main à la pâte pour y arriver.

Parlons de votre nouveau club, Chelsea. Après des années à Naples, vous avez finalement décidé de partir. Comment se passent vos débuts dans ce nouvel environnement ?
Ça se passe très bien. Vous savez, c’était un choix de vie. J’avais envie de changer de club. Je pense que j’avais tout donné au Napoli. On est arrivé à un moment où je voulais changer de vie, me remettre en question et me lancer dans un nouveau défi. Chelsea est arrivé et mon choix n’a pas été long à faire. C’est une équipe qui fait partie des cinq meilleurs clubs du monde, avec un grand palmarès, une équipe qui a l’habitude de gagner. Quand ils m’ont appelé, j’ai directement donné une réponse positive parce que c’était aussi admirable de jouer en Premier League. J’ai joué en France, en Belgique, ensuite je suis arrivé en Italie, là où j’ai grandi, mûri et où mes enfants sont nés. Donc, je ne cesserai jamais de les remercier pour tout ce qu’ils m’ont donné. Maintenant, je pense qu’il était temps de découvrir autre chose. M’engager avec Chelsea, c’était une bonne chose pour moi. Aujourd’hui, je suis très content d’être là-bas. C’était un peu difficile au début, parce qu’il a fallu déménager 8 ans de ma vie à Londres. C’est quelque chose de difficile. Fallait trouver une école, se mettre à la vie londonienne. Je suis arrivé à Londres où j’ai trouvé ma maison, les écoles des enfants, j’ai un peu pris mes marques. Donc, je suis très content.

Et comme par hasard, vous avez retrouvé Edouard Mendy…
Ah oui ! Edouard m’a aussi beaucoup aidé. Il a fait partie de ceux qui ont guidé mes choix. C’est quelqu’un qui restait beaucoup au téléphone avec moi. Et quand il a su qu’on avait la possibilité de jouer ensemble, autant en sélection qu’en club, cela a été un choix très fort pour moi. Je le remercie vraiment parce que dès le premier jour, il m’a mis à l’aise à Chelsea. Il m’a présenté à tout le monde. Là, je suis déjà bien entré dans le groupe de Chelsea. Et ça, c’est aussi en grande partie grâce à lui. Il y a aussi Jorginho que je connaissais depuis Naples. Voilà, mais vraiment je suis très content de mon choix. Cela a été un choix difficile à faire de quitter l’Italie, mais c’est vraiment un choix qu’il fallait faire. Aujourd’hui, je suis très content et j’espère que cela va bien se passer pour la suite.

Justement, on note des difficultés en ce début saison en Premier League. Elles sont dues à un problème d’adaptation ?
Je ne sais pas si tout le monde lie ces difficultés à un problème d’adaptation. Mais c’est le football, cela en fait partie. Rien n’est acquis. Je me suis remis en question. J’aurais pu rester à Naples, être tranquille là-bas. Je voulais un nouveau défi et je suis content de cela. Maintenant, je ne pense pas qu’il y ait beaucoup de joueurs qui arrivent dans un club et qui sont directement décisifs. Je pense que c’est normal qu’il y ait une bonne adaptation. Cela fait huit ans que j’étais en Italie, j’arrive en Angleterre, là où je dois très rapidement apprendre tout. C’est normal qu’il y ait un temps d’adaptation. Il y en a même certains qui m’ont dit que ce temps d’adaptation pourrait durer six mois. Mais moi, je pense que cela va durer moins longtemps. Je suis vraiment motivé, je veux montrer à tout le monde que je suis un bon défenseur. Et ça, c’est sur le terrain. Je pense que ça va bien se passer. Et que l’adaptation va arriver très rapidement. Je ne m’inquiète pas pour ça. Je sais que je serai prêt quand on fera appel à moi.

Est-ce que le changement de coach risque de prolonger cette durée d’inadaptation ?
Le nouvel entraîneur est venu avec de bonnes idées. C’est un vrai coach. Il a fait de bonnes choses avec Brighton. Maintenant, il est entraîneur de Chelsea. Il a des directives, des attentes. A moi d’être patient, à moi de montrer que je mérite de jouer, de montrer à l’entraînement que le coach peut avoir confiance en moi. Par rapport à cela, il n’y aura aucun problème. On est aussi dans les premières semaines, c’est normal que le coach s’appuie sur des joueurs qui ont l’habitude de l’emblème de Chelsea et qui sont là depuis très longtemps. Quand je serai à 100%, il n’y aura pas de problème, je rejouerai Inchallah.

Quelles sont vos ambitions pour la présente saison ?
C’est de jouer le plus de temps possible en club, essayer de gagner un trophée. Pour ce qui est de l’Equipe nationale, j’espère qu’on ira le plus loin possible dans cette Coupe du monde. Déjà, dans un premier temps, passer la phase de groupe, car c’est quelque chose de très important parce qu’en 2018 en Russie, on a encore en travers de la gorge cette élimination au premier tour. On a appris de nos erreurs passées. Aujourd’hui, le premier objectif sera donc de passer le premier tour. On veut faire partie des protagonistes de cette Coupe du monde. On va donc essayer de tout faire pour passer le premier tour. Ensuite, on verra les matchs à élimination directe. Je pense que le Sénégal peut battre n’importe qui sur un match. Donc, on va y aller humblement, en respectant tout le monde, en essayant de se faire respecter aussi. J’espère que ce sera la bonne année pour voir une Nation africaine dans le dernier carré. Et j’espère que ce sera le Sénégal.

Le quotidien

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