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14e législature, situation économique: des organisations du secteur privé national livrent des recommandations…

Des organisations du secteur privé national ont tenu ce vendredi, une rencontre avec la presse. A cette occasion, le président du Conseil national du Patronat (CNP), Baidy AGNE, est revenu sur ‘’les préoccupations majeures des entreprises au regard du contexte politique, économique et social actuel’’.

In extenso, la déclaration intégrale lue par le président du CNP

Notre Voix, celle des Organisations du Secteur Privé National, se réjouit des élections législatives apaisées du 31 juillet 2022. Notre démarche, nous la voulons avant tout républicaine, apolitique et non partisane pour que demain les conditions d’existence de chaque sénégalais et sénégalaise soient meilleures.

Notre Voix est une invite à la paix sociale, à la stabilité politique, à la sécurité des biens et des personnes, à l’accroissement de l’efficacité de l’Etat, à la séparation des pouvoirs et  au respect des institutions de la république, au renforcement de notre souveraineté économique, ainsi qu’à la réhabilitation des valeurs « travail, productivité et éthique ».

Nous disons que notre responsabilité est de contribuer positivement  à la construction d’une société sénégalaise en privilégiant les valeurs de progrès socio-économiques durables.

Dans ce cadre, il est de notre devoir de rappeler que notre pays fait face à des crises exogènes mondiales et régionales sans précédent :

  1. La pandémie sanitaire du Covid.
  2. La hausse des cours mondiaux des denrées de première nécessité.
  3. Le renchérissement substantiel des coûts du fret.
  4. Les chocs pétrolier et gazier.
  5. La hausse du dollar.
  6. Le dérèglement climatique.
  7. Le conflit russo-ukrainien et les tensions sino-taïwanaises.
  8. Les conséquences des sanctions antérieures de la Cedeao contre le Mali.
  9. La gestion sécuritaire de la sous-région.

Nous rappelons que citoyennes, nos entreprises ont fait montre de résilience en prenant en charge les surcoûts financiers pour  préserver autant que possible les emplois et le pouvoir d’achat des sénégalais.

Aujourd’hui si l’Etat se doit de résoudre l’équation « subvention sociale, financement budgétaire et croissance économique inclusive », notre secteur productif, quant à lui, est confronté à de nombreuses difficultés :

  1. Les entreprises ne peuvent plus contenir les impacts desdites crises exogènes.
  2. Une morosité économique s’installe à l’échelle du monde.

A cet effet, nous attendons tous de voir dans « l’Action » la 14ème législature et le nouveau gouvernement.

Si le prochain agenda politique est dans 18 mois conformément au calendrier républicain, nous soulignons aussi que l’agenda économique, les préoccupations des entreprises et les priorités sociales sont au « Quotidien ».

Alors dans un  tel contexte, notre Voix exalte :

  1. A plus de dialogue social, d’équité et de dévouement pour servir honorablement la Nation, et contribuer ainsi à la moralisation de la vie publique.
  2. A un dialogue public/privé partageant les mêmes valeurs sur les questions de grande importance républicaine comme la souveraineté économique dans les concessions et les secteurs stratégiques porteurs de croissance.

Nous rappelons qu’aucun pays ne peut apporter des réponses durables à l’amélioration des conditions de vie de sa population et à la création d’emplois durables, sans son Secteur Privé National.

Nous plaidons pour l’élargissement du cadre réglementaire et juridique du contenu local à d’autres secteurs d’activités que celui du pétrole et du gaz, mais aussi pour plus d’engagement à nos côtés de l’administration publique, plus de patriotisme économique, moins de haine de soi, moins de stigmatisation et de suspicion des privés nationaux qui gagnent des marchés, et enfin de nouvelles règles de complémentarité avec l’investissement direct étranger.

Nous renouvelons notre engagement à accroitre les investissements privés nationaux, à créer plus d’emplois décents pour notre jeunesse, à contribuer davantage au développement socio-économique de nos villes et hinterlands.

A la 14ème législature, nous disons : « Auditionnez votre Secteur Privé National avant de voter toute Loi à caractère économique et social ».

Au prochain gouvernement, nous disons : « Soutenez davantage votre Secteur Privé National afin de permettre à l’entreprise nationale de prospérer et de répondre à cette forte demande d’emplois de notre jeunesse que nous savons innovante et productive ».

Et enfin, si nous pensons tous ensemble « Entreprise » alors nous relèverons les défis socio-économiques de notre pays.

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