Économie

Le Japon annonce un investissement de 9 milliards $ dans les infrastructures et la formation de 300 000 personnes

Alors que l’empire du Milieu déverse des fonds colossaux sous forme de prêts dédiés au financement des infrastructures, le Japon mise sur des investissements « de qualité » axés sur l’amélioration des services publics et le développement des ressources humaines.

Le Premier ministre japonais, Fumio Kishida (photo), annoncera un programme de formation des ressources humaines touchant 300 000 personnes et des investissements de 9 milliards de dollars dans les infrastructures sur le continent africain, lors de la 8e Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD-8), a rapporté l’agence de presse japonaise Kyodo News le mercredi 24 août, citant des sources officielles.

Le programme de formation des ressources humaines africaines touchera principalement les secteurs de l’agriculture et de la santé, a-t-on ajouté de même source, rappelant que M. Kishida qui a contracté la covid-19 juste avant la conférence prévue les samedi 27 et dimanche 28 août à Tunis, fera ses interventions en ligne, depuis Tokyo.

Kyodo News a aussi révélé que le Japon devrait annoncer des investissements de 9 milliards de dollars dans les infrastructures en Afrique, dont 4 milliards de dollars seront alloués aux énergies renouvelables.

Tokyo entend par ailleurs contribuer à la formation d’experts en gestion des risques financiers en Afrique, dans le but de lutter contre le « piège de la dette » dans lequel la Chine entraîne les pays africains, selon les autorités japonaises et plusieurs responsables occidentaux.

Environ 5 000 participants parmi lesquels 30 chefs d’Etat et de gouvernement africain sont attendus à la 8e édition de la TICAD.

Officiellement, la nouvelle édition de cette conférence lancée par le Japon en 1993, en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), le Bureau du conseiller spécial pour l’Afrique de l’ONU, puis avec la Banque mondiale depuis 2000, a pour objectif de « discuter de comment créer ensemble un monde durable », dans « le contexte complexe de la covid-19 et la situation en Ukraine ».

Le Japon « entend fortement soutenir un développement mené par les Africains eux-mêmes », a précisé le ministère japonais des Affaires étrangères, dans une présentation de la conférence publiée sur son site Web.

« L’Afrique concentre les contradictions de l’économie mondiale telles que les inégalités et les problèmes environnementaux, mais une croissance dynamique y est attendue, soutenue par une population jeune », a ajouté le ministère.

La principale thématique de la conférence sera l’économie avec « un accroissement prévu des investissements japonais en Afrique », notamment en soutien aux start-up et à l’économie verte, ainsi que ceux visant à « renforcer la sécurité alimentaire », selon la présentation officielle.

En marge de la conférence, un forum économique réunissant des hommes d’affaires venus du Japon et de divers pays africains est prévu ainsi que des « événements parallèles » associant la société civile autour des thèmes de l’inclusion des femmes et de l’innovation.

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