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216 millions de dollars, facilité de crédit de 18 mois auprès du FMI : le Sénégal affiche une évolution reflet d’un leadership fort sous la direction de S.E. Macky Sall

En juin, le Fonds monétaire international (FMI) a approuvé le déblocage de 216 millions de dollars au Sénégal, après des mois d’examen minutieux et de négociations.

Désormais, le Sénégal recevra un prêt supplémentaire de 216 millions de dollars et une augmentation de sa facilité de crédit de 18 mois –

Cette évolution reflète le leadership fort du pays sous la direction de S.E. Macky Sall, atteignant tous sauf un des critères d’objectif de fin décembre 2021 qui lui ont été assignés par le FMI.

Bien que les contrats d’approvisionnement à source unique continuent de dépasser la barre attendue du FMI, le pays a été parmi une poignée de pays africains à maintenir la croissance du PIB tout au long de la pandémie de COVID-19, se remettant d’un creux de croissance de 1,5 % en 2020 à 6,1 % l’année dernière, gardant l’inflation à un niveau très gérable de 2,2 % à l’échelle nationale.

Notamment, grâce à la mise en œuvre énergique de son programme de résilience économique et sociale, le Sénégal avait réussi à administrer 15 doses de vaccination pour 100 habitants en mai de cette année, atténuant les pires effets de la pandémie. Le plan historique du président Macky Sall pour le Sénégal émergent, 20 milliards de dollars, a été mobilisé pour assurer et maintenir une croissance du PIB de 8 % au cours de la prochaine décennie, cependant, les développements économiques récents ont créé des fissures dans ces plans.

Ainsi, la facilité de crédit accrue du FMI reconnaît également les circonstances extérieures qui entravent la croissance du Sénégal, révisant récemment à la baisse ses prévisions de croissance du PIB pour le pays cette année à 5%, fixant l’inflation à 5,5%. Derrière cela, il y a les retombées de la guerre en Ukraine qui ont augmenté les prix des denrées alimentaires de 2,9 %, couplées aux prochaines élections nationales de juillet qui ont fait augmenter les demandes sociales pour les dépenses publiques. Alors que la dette publique devrait atteindre 75% du PIB de 25 milliards de dollars cette année, l’intervention du FMI vise à réduire de moitié le déficit budgétaire du pays d’ici 2024, en arrivant avec un ensemble de recommandations scientifiques solides pour la nation à l’appui de cet objectif. Ainsi, le FMI demande au Sénégal de réviser son cadre juridique des marchés publics pour s’appuyer plus régulièrement sur des appels d’offres ouverts et concurrentiels, de préparer une feuille de route vers l’élimination des subventions énergétiques et d’opérationnaliser un nouveau cadre fiscal régissant l’utilisation des revenus des hydrocarbures.

En bref, alors que le Sénégal entre dans cette étape charnière de son développement national, il fait face à la fois à des défis et à des opportunités. D’une part, les cinq années précédant l’épidémie de COVID-19 ont vu les investissements directs étrangers dans le pays doubler et son secteur de l’énergie a fourni 9 milliards de dollars de développements à lancer l’année prochaine. D’autre part, la réforme des politiques reste d’une importance capitale pour surmonter les obstacles persistants au développement durable équitable de la nation.

MSGBC Oil, Gas & Power 2022 mettra ces dialogues au premier plan, écrivant un avenir solide pour l’énergie du Sénégal qui soutient une reprise de sa voie de développement accéléré pré-pandémique, rassemblant des investisseurs internationaux de toute l’Afrique mais aussi d’Europe, d’Asie, d’Amérique, d’Australie et le Moyen-Orient pour lancer ce voyage.

L’année dernière, les événements d’Energy Capital & Power ont permis d’obtenir 2,5 milliards de dollars de transactions pour le secteur et la conférence MSGBC de cette année devrait revenir plus grande et meilleure que son projet pilote de 2021.

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