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[Tribune] – Concert de Casseroles, encore une violation de la loi : La pollution sonore est bien encadrée au Sénégal ! (Par Diomaye Dieng)

Chaque jour, des leaders obnubilés par l’innovation spectaculaire usent de stratégies mettant à nu leur ignorance de la loi sénégalaise.

Dans un pays organisé, des responsables avisés peuvent-ils entretenir l’idée d’une pollution sonore pour faire passer un message ? Ce n’est pas pertinent. Nos types d’habitation et nos modes de vie n’y sont pas conformes.

D’ailleurs, la loi n° 2001 – 01 du 15 janvier 2001 portant code de l’environnement dispose, en son article L84, que « sont interdites les émissions de bruits susceptibles de nuire à la santé de l’homme, de constituer une gêne excessive pour le voisinage ou de porter atteinte à l’environnement. Les personnes physiques ou morales à l’origine de ces émissions doivent mettre en œuvre toutes les dispositions utiles pour les supprimer. Lorsque l’urgence le justifie, le Ministre chargé de l’environnement (…) doit prendre toutes mesures exécutoires destinées d’office à faire cesser le trouble. »

À ce titre, l’application en toute rigueur de la loi susmentionnée s’impose, en cas de violation des dispositions en ce sens. Sous ce rapport, il importe de rappeler que l’article L101 du code de l’environnement fixe « une amende de 500.000 à 2.000.000 FCFA pour toute personne ayant fait fonctionner une installation ou utilisé un objet mobilier en violation des dispositions de lutte contre la pollution sonore. En cas de récidive, le montant maximal des peines est doublé. »

Pour que nul n’en ignore, le Décret n° 2001 – 282 du 12 avril 2001 portant application du code de l’environnement, en son article R84, précise que « les seuils de bruit à ne pas dépasser sans exposer l’organisme humain à des conséquences dangereuses sont de cinquante-cinq (55) à soixante (60) décibels le jour et de quarante (40) décibels la nuit. »

Cette loi en faveur de l’environnement et son décret d’application sont signés par le Président Abdoulaye WADE à qui nous rendons hommage.

Au vu de ce qui précède, je réitère que la pollution sonore est bien encadrée au Sénégal.

Le respect du code de l’environnement s’impose à tout citoyen responsable et soucieux d’une bonne gestion du cadre de vie.

Dr Diomaye DIENG, Chimiste Environnementaliste

Enseignant chercheur à la Faculté des Sciences et Techniques/UCAD

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