AfriquePolitique

Le médiateur GoodLuck Jonathan au Mali : 72h pour un « miracle » à Bamako

La dernière visite au Mali, du médiateur de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) aura permis de réduire le fossé avec les autorités maliennes. Les deux parties affichent leur volonté de poursuivre les contacts. 

De bon augure pour un éventuel compromis ? En tout cas, l’organisation sous-régionale et le gouvernement de la Transition ne sont toujours pas parvenus à s’entendre sur le chronogramme. 

La dernière mission effectuée par le médiateur Goodluck Jonathan a néanmoins le mérite d’avoir rétréci le fossé entre les parties, puisque la partie malienne a considérablement revu ses propositions concernant la durée de la Transition : de 36 mois, elle a été ramenée à 29, puis à 24 mois. 

En effet, détaille un communiqué publié dimanche, « le gouvernement a soumis un chronogramme comprenant des actions relatives aux réformes (politiques et institutionnelles) et aux élections avec un délai de 36 mois ». 

Cette proposition ayant été rejetée par le médiateur, le gouvernement a alors proposé un nouveau délai de 29 mois que le président de la Transition a ramené à 24 mois. Les autorités de la Transition ont estimé que ce délai de deux ans est incompressible. Mais, le médiateur y a opposé encore un niet catégorique et est resté inflexible sur sa proposition de 12 mois. 

En somme, ces concessions, selon le gouvernement, sont, une fois de plus, la preuve de sa détermination à trouver une solution consensuelle avec l’organisation sous-régionale. D’autres éléments illustrent sa bonne foi, comme le fait d’avoir invité le médiateur à venir discuter du chronogramme. C’est nouveau ! Aussi, c’est le gouvernement qui a eu l’idée de mettre en place le mécanisme de concertation avec la CEDEAO et la communauté internationale. Permettant ainsi à tous les acteurs de procéder à une évaluation technique conjointe du chronogramme de la Transition. 

Au sein de l’opinion nationale et internationale, ils sont nombreux à apprécier ces efforts des autorités de la Transition. L’ancien Premier ministre, Moussa Mara, les a encouragées à «continuer dans cette direction». Et de demander qu’elles ouvrent les « chantiers des réformes pour rendre la période actuelle productive pour le pays». 

Par contre, l’ambassadeur Cheick Sidi Diarra de l’association Aw Bè Faso Do propose, face à l’échec de ce nouveau round, que l’on «revienne à la recherche de la solution endogène». « Cela, a-t-il expliqué, consistera pour le président de la Transition à faciliter des discussions avec les différents acteurs nationaux pour parvenir à un consensus sur la nouvelle  Transition». Et ce consensus sera soumis à la Cedeao.

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page