Économie

Relance chemin de fer : le Canada fait une offre de 1.900 milliards FCFA pour le « Dakar-Tamba fast track »

Le Canada met 1 965 milliards F CFA, soit trois milliards d’euros, sur la table pour la relance du chemin de fer Dakar-Tambacounda. Dans un entretien accordé au journal Le Soleil, le directeur général de la Société nationale des chemins de fer du Sénégal (SN-CFS), Kibily Touré, dévoile les détails du montage financier. Ainsi, détaille-t-il, l’accord consiste en la construction d’une nouvelle ligne à écartement standard dotée de deux voies, avec un poids à l’essieu de 22,5 tonnes.

TRANSRAIL – Cette offre baptisée « Dakar-Tamba fast track » prévoit également la construction de 194 km d’embranchements miniers, industriels et portuaires. « C’est ce qui rend le projet rentable », précise Touré. Il ajoute que c’est le gouvernement canadien qui va garantir la construction de la nouvelle voie ferrée, la structuration du financement et la charge de la dette sera assumée par les recettes d’exploitation. « Ce n’est pas une garantie souveraine de l’État du Sénégal. Nous avons fait une importante réforme institutionnelle faisant de la SN-CFS le gestionnaire du patrimoine et de la richesse dans le secteur ferroviaire », appuie-t-il.

Les travaux vont débuter en septembre 2022 pour une durée de 54 mois, soit quatre ans et demi.

Pour l’heure, la validation de l’accord reste soumise à quelques arbitrages du ministère des Finances et du Budget et celui de l’Économie, du Plan et de la Coopération. « Actuellement, nous sommes en train de négocier l’entente parce que c’est un contrat de plus de 500 pages », signale le Dg de la SN-CFS.

Par ailleurs, confie-t-il, en attendant cette voie moderne, des travaux de réhabilitation et de confortement, sur financement de l’État du Sénégal, à hauteur de 18 milliards F CFA, ont démarré fin 2019. Ils s’étalent sur trois phases : d’abord, la reconstruction du pont ferroviaire qui s’était effondré sur 80 m de longueur et 8 m de largeur à Koussanar. « Nous avons refait le barrage hydraulique et le pont ferroviaire en groupement avec Yapi Merkezi, Eiffage », explique Touré.

Ensuite, la deuxième phase concerne le matériel roulant en équipant les chemins de fer d’un parc de locomotives. Un premier jalon a été posé, souligne le responsable, avec la réception juridique de trois des six locomotives commandées auprès d’une société sud-africaine. Elles sont en attente au port de Johannesburg et devraient arriver à Dakar fin décembre 2021. Les trois autres suivront six mois plus tard.

Enfin, la troisième phase, en cours, selon Touré, consiste en la réhabilitation de la ligne entre Tivaouane et Tambacounda, avec une plateforme logistique dans l’enceinte de la gare de Tamba.

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page